BlogLe LSD et l’acid rock des années 60
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Le LSD et l’acid rock des années 60

19-10-2015

Nous avons une attirance secrète pour les années 60… Une époque où la musique psychédélique était la force directrice de la culture peace and love, l’ère du « flower power » : le moment ou le diéthylamide de l'acide lysergique – plus connu sous le nom de LSD, ou acide – a frayé son chemin dans la contreculture.

A cette époque, de nombreux autres psychédéliques ont gagné en popularité. Cela n’a pas seulement influencé la jeunesse dans cette culture psychédélique, mais ça a également donné naissance à un genre musical spécifique : le rock psychédélique, ou acid rock. Le but de cette musique, que ce soit avec les textes ou le son, est d’accentuer l’expérience des drogues psychédéliques.

La Beat Generation

L’ouverture aux drogues et à l’amour libre… C’était légèrement différent dix ans plus tôt. Dans les années 50, la télé était dominée par des images de la famille parfaite, et le doux son de Jerry Lee Lewis ou d’Elvis Presley étaient constamment présents dans les shows de radio. Les principes des années 50 laissaient peu de place à la créativité et l’originalité. Une contre-réponse est venue d’un groupe d’intellectuels qui s’est interrogé sur cette « façon de vivre à l’Américaine ». Ce groupe était composé de nombreux poètes, écrivains et musiciens, également connus comme les Beatniks (La Beat Generation).

Ils se sont opposés à la culture américaine et à son matérialisme, ont établi leur propre communauté, et étaient très engagés dans l’expression créative et l’expansion de la conscience (principalement avec la marijuana). Même si cette communauté n’a pas eu l’impact suffisant pour déclencher une révolution, ses idées ont eu une influence majeure sur la scène créative pendant les années qui suivirent.

Le roi de l’acide

Ce qui ne s’est pas passé dans les années 50 a eu lieu pendant la décennie qui suivit. En 1964, le quartier de Haight-Ashbury, dans la baie de San Francisco, était LE point de rendez-vous des opposants à la culture américaine et à ses idéaux. Ces « hippies » voulaient être bien plus que le petit rouage de la grande machine. La pierre angulaire de cette culture était la musique rock psychédélique. Le développement de la culture hippy a été associé à l’augmentation de la consommation de marijuana et de psychédéliques.

La consommation de drogue était essentiellement une forme de rébellion et une façon de s’opposer aux normes sociales existantes, avec la musique comme porte-drapeau. Le LSD est devenu de plus en plus disponible au fur et à mesure des années. D’après une étude de 1962, 25 000 américains ont essayé le LSD au moins une fois. Quatre années plus tard, le chiffre grimpait à presque quatre millions.

Au milieu des années 60, Owsley ‘Bear’ Stanley s’est imposé comme le fabricant principal de LSD de grande qualité. Il maintenait à cette époque des liens très étroits avec la scène musicale – avec des amis consommateurs comme Jim Morrison et Janis Joplin – et il était très généreux lors des fêtes psychédéliques (Tests d’acide) de Ken Kesey à San Francisco. Lors de ces « tests », le LSD était mélangé à la limonade et distribué aux fêtards pendant que les Warlocks (qui ont ensuite change leur nom en The Grateful Dead) jouaient de la musique.

Allumez, branchez, laissez aller

Le 14 janvier 1967 a eu lieu le festival musical Human Be-in pour protester contre une nouvelle loi de Californie interdisant le LSD. Plusieurs pionniers de la scène psychédélique ont rejoint les forces : Allen Ginsberg et Timothy Leary (qui ont prononcé les célèbres mots « Allumez, branchez, laissez aller ») et de nombreuses prestations ont été effectuées par les Grateful Dead, Steve Miller Band, Jimi Hendrix et Jefferson Airplane. Owsley Stanley a alors distribué 100.000 doses de sa « lumière blanche» LSD aux participants. Ce festival a joué un rôle important dans l’importance et la présence de LSD dans les évènements rock psychédéliques.

La musique et la culture hippy ont également émergé d’autres régions des Etats-Unis. Les 13th Floor Elevators ont été les pionniers de la scène rock au Texas. Leur album Psychedelic Sounds of the 13th Floor Elevators (1966) a été le premier album psychédélique de tous les temps. Cet album était une publicité virtuelle pour le LSD.

La fin des années 60 ne veut pas dire la fin du rock psychédélique. Presque tous les groupes qui se sont formés par la suite ont été très influencés par la musique de cette époque. On peut même reconnaître l’influence de l’ère “Flower power” dans la musique d’aujourd’hui, bien qu’elle ne soit plus centrée sur le LSD. De nombreux groupes et musiciens ont été influencés par cette musique (Flaming Lips, Wilco and Modest Mouse), mais également par cette atmosphère spécifique dans laquelle baignaient les années 60.

Jefferson Airplane - White Rabbit

One pill makes you larger
And one pill makes you small
And the ones that mother gives you
Do not do anything at all
Go ask Alice when she's 10 feet tall.

Jimi Hendrix - Purple Haze

Purple haze all in my brain
Lately things just do not seem the same
Actin' funny, but I do not know why
'Scuse me while I kiss the sky

The Beatles - Lucy in the Sky with Diamonds

Picture yourself in a boat on a river
With tangerine trees and marmalade skies
Somebody calls you, you answer quite slowly
A girl with kaleidoscope eyes.

Magazine Azarius

Cet article a été publié pour la première fois dans la deuxième édition de notre magazine Azarius.



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