BlogLes expériences d'Azarius : ma deuxième cérémonie d'Ayahuasca
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Les expériences d'Azarius : ma deuxième cérémonie d'Ayahuasca

27-01-2015

Dans la série des "expériences d'Azarius", l'un de nos indomptables employés a partagé son expérience avec une substance psychoactive ou avec un produit en rapport avec le psychonautisme ou la culture stone. Dans l'épisode d'aujourd'hui, l'ayahuasca, deuxième partie :

“ Ma première expérience avec l'ayahuasca n'a pas été si spéciale. Comme beaucoup prétendent que leur première expérience n'a pas été très intense, je décidais de refaire un essai.

Six mois ont passé et cette fois-ci le tipi a été échangé contre une jolie cabane en bois avec un feu en son centre. Il y a aussi des toilettes. En comparaison avec la première fois, ces conditions ont l'air bien meilleures. A part le fait que nous soyons maintenant en hiver et qu'il fasse assez froid.

On va pas tripper avec l'ayahuasca ?

Quelques heures après notre arrivée, nous attendons sur nos matelas dans la cabane que le chaman nous appelle à lui. Le gars à côté de moi semble assez nerveux. Et soudain, il me regarde en disant : " C'est la première fois que je prends de l'ayahuasca. D'habitude je prends que de la coke. J'ai essayé le LSD une fois, mais c'était horrible. Je n'aime pas du tout tripper. D'ailleurs, on va pas tripper avec l'ayahuasca, si ? "

Le gars n'est vraiment pas en train de plaisanter et je ne sais pas quoi lui dire. La réponse honnête : " l'ayahuasca va te faire tripper très fort, plus fort que le LSD ", semble stupide. Heureusement, c'est là que le chaman m'appelle. Rapidement, je me dirige vers lui et prend l'ayahuasca. Alors que je m'assois sur le matelas, le gars à côté de moi s'avance, ignorant complètement dans quoi il s'apprête à se jeter. En secouant ma tête, je le regarde y aller.

De l'air frais

Une fois que tout le monde a pris le breuvage, le chaman nous dit : " L'idée est de tout laisser aller. Mon assistant et moi, nous allons nous occuper de vous. " Je soupçonne mon voisin d'avoir pris ça au pied de la lettre. Environ quarante cinq minutes après l'ingestion, il commence à crier, du plus profond de son mal-être : " AU SECOURS, AU SECOURS, je ne peux pas le laisser aller !!! Aidez-moi, aidez mon égo. MON EGO ! " En même temps il agite ses bras et ses jambes dans l'air, à moitié au-dessus de mon matelas. Alors, plus ou moins, je suis chassé dehors.

Dehors, je prends une grande respiration. Lentement , le trip commence à arriver. Je ne sais pas quoi faire. Il fait vraiment très froid, mais je n'ai pas envie de retourner dans la cabane. A plus d'un kilomètre de distance, j'entends encore le garçon hurler de peur. Malheureusement, je ne me rends pas compte que l'ayahuasca est en train de rompre mon contact avec la réalité. Dans cet état, je décide alors de marcher seul dans la forêt - alors qu'on est au beau milieu de l'hiver, aux alentours de minuit, et qu'il gèle - et de m'allonger sur le sol.

Mort et renaissance

Dans le froid glacial, tout seul, le voyage m'entraîne dans les profondeurs sombres et noires de notre existence. J'expérimente alors plusieurs fois la mort, pour me réveiller à chaque fois dans un monde noir. Je suis soumis aux si bien nommés cycles de la mort et de la renaissance. C'est un phénomène relativement bien connu que l'on peut expérimenter sous trip. Le seul problème est que je suis presque mort de froid dans la vraie vie.

Depuis quand je suis allongé ici, je n'en ai aucune idée. Quoiqu'il en soit, une voix me dit soudain, doucement, mais fermement : " Tu DOIS te lever maintenant, ou ça va mal se passer. " Quelque chose en moi se met alors à me faire faire ce que je viens d'entendre et je me dirige vers la cabane comme en pilote automatique.

Quand le laisser-aller échoue

Des heures viennent de passer, mais le gars est toujours en train de hurler la même phrase : " A L'AIDE, A L'AIDE, je n'arrive pas à laisser aller, mon égo, mon égo. Au secours !!! " Le chaman et son assistant lui donnent toute leur attention. Toutes sortes de rituels sont pratiqués pour l'aider à laisser aller, mais la seule chose que le gars peut faire c'est d'attendre la fin des effets de l'ayahuasca.

Complètement transit de froid, je m'assois près du feu. Au bout d'un moment, mon trip s'arrête et je me rappelle avoir été dehors pendant longtemps. Le gars s'arrête enfin de crier.

Deux jours plus tard j'ai une bronchite. Après quelques semaines, j'entends de plus en plus de personnes raconter qu'elles sont sorties dans le froid pour s'allonger par terre. Parfois, il en résulte de graves hypothermies. Avec le recul, je réalise que j'y ai échappé de peu.

Quand j'étais dans les bois, personne ne me surveillait, contrairement à ce qui avait été promis. Et je ne me rendais pas du tout compte à quel point j'avais froid. Si rien à l'intérieur de moi ne m'avait dit que je devais retourner à la cabane, ça aurait pu aussi bien très mal finir. Je trouve que cette expérience ne valait en aucun cas les 90 euros ! "

Remarque d'Azarius : Toutes les cérémonies d'ayahuasca ne sont pas identiques. Ces rituels sont organisés par des groupes , chamans et autres superviseurs divers, donc la qualité de l'encadrement peut varier. Vous êtes curieux de découvrir l'ayahuasca, mais vous voulez éviter les situations décrites ci-dessus ? Préparez-vous bien. N'allez qu'à des cérémonies sur lesquelles vous avez entendu des commentaires positifs, et allez-y avec quelqu'un en qui vous avez confiance.



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