BlogUn débat qui n'a pas eu lieu
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Un débat qui n'a pas eu lieu

25-10-2012

Une dépénalisation aussi bien pour des raisons philosophiques que de santé publique et de lutte contre les trafics. Le débat a été, entre autre, ouvert par Vincent Peillon mais rapidement terminé par Jean-Marc Ayrault (premier ministre) qui a rappelé à l'ordre le Ministre de l'éducation (M. Peillon) « il n'y aura pas de dépénalisation du cannabis ». Cécile Duflot avait elle aussi tenu des propos similaires en faveur d'un débat sur la dépénalisation avant, elle aussi, de se faire reprendre par le premier ministre.

Les français qui attendent depuis longtemps ce débat, se voient une nouvelle fois mis sur le banc... Barbara Pompili, coprésidente du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Assemblée est déçue «Vincent Peillon proposait l'ouverture d'un débat. Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir peur d'une discussion sur le cannabis, les addictions et les trafics. Qu'on ne puisse même pas en parler, je trouve cela hallucinant.»

Que le premier ministre dise que la question n'est pas à l'ordre du jour peut être compréhensible, mais de dire que le débat ne verra jamais le jour n'a pas de sens.

Yves Contassot, conseiller de Paris, approuve les dires de Vincent Peillon : «Le cannabis, dit-il, est un problème de santé publique et pas seulement de répression. Aucun pays ne s'en sortira que par de la répression.»

Yves Contassot prétend que cette volonté de refuser le dialogue n'est rien d'autre qu'un conflit générationnel où la morale judéo-chrétienne est encore bien présente. Mais tôt ou tard on arrivera à la dépénalisation car ce n'est pas avec la répression qu'un pays s'en sortira.

Source

lefigaro.fr


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